jeudi 29 mai 2014

De Shimon Perez et du Pape : la laïcité.

Pleure, Ô ma laïcité !

Les mots d’accueil du Président israélien Shimon Perez au Pape François lors de son récent voyage en Terre sainte (« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » - en hébreu : « Baruch haba beShem Adonaï ») m’incitent à écrire ces lignes.

Je présume que si notre Président de la République accueillait un jour le Pape avec une telle salutation, cela ferait un buzz d’enfer !!!

Mais serait-ce vraiment contrevenir à la laïcité ?

La laïcité est une belle proposition de vie qui propose à l’Etat et à la religion de respecter chacun le domaine de l’autre.

La loi de 1905 dit en ses deux premiers articles :

-         la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public (art1) ;
-         la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte (art2) ;
-         pourront toutefois être inscrites auxdits budgets [de l’Etat] les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons (art2).

L’Etat se reconnaît donc comme un domaine séparé de la religion : il ne reconnaît aucune religion comme religion officielle, et donc ne salarie ni ne subventionne aucun culte. C’est un excellent équilibre.

Mais, l’Etat va plus loin qu’une simple acceptation des cultes, il en garantit le libre exercice et il assure la liberté de conscience. C’est un bel engagement, car il sous-entend que l’Etat reconnaît que la religion peut faire partie de la vie de certains citoyens, qu’ils en vivent et en ont besoin : il ne rejette pas l’idée de religion, il ne lui est pas opposé par principe. Ce n’est donc pas une laïcité de combat.

Mais de plus, il s’engage à aider les citoyens à pratiquer leur culte quand il met lui-même ses citoyens en position de ne pas pouvoir le pratiquer dans les instances de sa religion : il prend en charge les dépenses relatives à des services d'aumônerie dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons. Il le fait également pour les armées puisqu’il prévoit dans son budget des postes d’aumôniers militaires (protestants, juifs, musulmans et catholiques), afin que les militaires puissent exercer leur culte quand ils sont en opérations.

Cette loi est excellente : elle sépare sans opposer, elle reconnaît sans juger, elle donne les moyens d’assumer ses responsabilités.

Du côté de l’Eglise, normalement tout devrait être dit avec cette phrase de Jésus Christ : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Même séparation sans opposition, même reconnaissance sans jugement !

Certes, des chefs d’Etat, au cours de l’histoire, ont voulu dominer l’Eglise : c’est ce que l’on appelle le « césaro-papisme » ou tentation du pouvoir (César) d’influer sur l’Eglise (Pape).
Bon, il y a eu, en retour, des tentations de « papo-césarisme », nul n’étant parfait !

Cependant, en France, la laïcité a tendance à prendre parfois des tournures excessives, cherchant à contraindre la foi à ne se vivre qu’en privé. Rien, dans la loi, ne justifie une telle attitude.
A une époque où l’on exige que les visages soient découverts (niqab ou burka), on voudrait que la foi soit cachée !
Par ailleurs, pourquoi seule la foi religieuse devrait se cacher, et non pas les professions de foi politiques ? Pourquoi toute philosophie pourrait s’exprimer en public et pas la religion, équivalent d’une philosophie pour ceux qui veulent en exclure le côté religieux ? Pourquoi une telle intolérance vis-à-vis des idées religieuses alors que « la République assure la liberté de conscience » ?

Pour revenir à l’exemple de Shimon Perez, qu’y aurait-il donc de dangereux pour la République à ce que le Président de la République, lors de l’accueil d’un Pape, souhaite, en mots, le « bénir » (c'est-à-dire littéralement « dire du bien ») et à reconnaître qu’il « vient au nom du seigneur » (puisque c’est lui – le Pape - qui dit venir au nom du Seigneur) ?

Beaucoup, parmi ceux qui appellent de leurs vœux à la paix sociale dans notre pays, vivent cependant une laïcité de combat : il serait bon qu’ils prennent conscience de l’incohérence entre ces deux aspirations !

Ils pourraient pour cela écouter à nouveau Shimon Perez qui a dit au Pape, au cours du même voyage : « Vous construisez des ponts et des rapports entre peuples jusqu’ici ennemis » : « les citoyens israéliens sont émus de votre arrivée » qui suscite « une grande espérance pour l’avenir ».

vendredi 23 mai 2014

Budget de la Défense nationale et chefs d'état-majors

Des journalistes rapportent que les quatre chefs d’état-major (Armées, Terre, Air et Marine) font savoir que, en cas de baisse des crédits militaires, ils pourraient déposer leurs képis et leurs casquettes, ce qui ne s’est jamais vu. Que peut-on en penser ?

Pour répondre, à ma manière à cette question, je prendrai mes exemples dans la Marine nationale pour une démonstration que je souhaite claire et simple. Tout ce que je dirai est transposable à l’armée de Terre et à l’armée de l’Air.

Les armées ont 5 missions stratégiques, je n’en aborde que 3.

-         Dissuader (« La dissuasion nucléaire reste la garantie ultime de la sécurité et de l'indépendance de la France vis-à-vis de toute agression »). 4 SNLE (sous-marins nucléaires lance engins) assurent cette mission. Il est facile de convenir que c’est très peu car cette dissuasion nécessite en permanence, 24h sur 24, 365 jours sur 365, un SNLE à la mer en posture de dissuasion. Diminuer le budget de la Défense nationale pourrait revenir à supprimer cette capacité stratégique de la France.

-         Intervenir (« La capacité d'intervention garantit nos intérêts stratégiques et de sécurité, et nos responsabilités internationales »). Nos intérêts stratégiques sont divers : il peut s’agir d’assurer la protection de nos approvisionnements stratégiques tels que le pétrole, d’assurer la sécurité de nos territoires d’outre-mer, ou d’intervenir dans le monde dans le cadre de nos responsabilités internationales (la France fait partie des 5 membres permanents du Conseil des nations unies) car la France souhaite participer à la pacification et à la stabilité du monde. Pour cela nous avons 1 porte-avions (PA) : la capacité de projection rapide de la France repose très souvent sur cet outil de puissance. Diminuer le budget de la Défense pourrait revenir à supprimer cette capacité et à faire de la France un pays incapable d’influer sur le cours du monde.
Ce porte-avions a besoin de frégates de défense aérienne (FDA) pour le protéger contre une menace aérienne, par avions ou missiles. Nous avons 4 FDA, ce qui est extrêmement limité. Diminuer le budget de la Défense pourrait conduire à ne pas pouvoir assurer la protection du PA en toutes circonstances.
Les SNLE comme le PA ont besoin de frégates de lutte anti-sous-marine (FASM) pour les protéger contre la menace sous-marine. Nous avons 6 FASM. A certains moments, un SNLE a besoin de deux FASM en océan Atlantique, et le PA en a besoin au moins de deux. Comment peut-on concevoir d’avoir moins de FASM qu’aujourd’hui ?

-         Prévenir (« La prévention consiste à agir en amont des crises pour éviter leur apparition ou leur aggravation »). Cette mission s’appuie notamment sur les forces pré positionnées : nous avons ainsi 6 frégates de surveillance réparties en océan indien, océan pacifique et zone Antilles-Guyanne. Ce sont les seuls bâtiments de haute mer basés dans nos territoires d’outre-mer. Or, la France possède le deuxième territoire maritime du monde (11 millions de km² de « zone économique exclusive », ZEE) qu’il nous est impossible de surveiller avec si peu de bâtiments. Comment peut-on concevoir d’en avoir moins ?
La prévention, c’est aussi par exemple la force maritime déployée depuis plusieurs années en océan indien pour lutter contre la piraterie (force européenne Atalante, à laquelle la France participe à hauteur de 2 bâtiments et d’un avion de patrouille maritime) et dans le golfe de Guinée dans le cadre de la mission Corymbe (1 navire en permanence) pour préserver les intérêts économiques français dans cette zone, pour être prêts à évacuer les ressortissants français et européens résidant en Afrique de l'Ouest, pour soutenir les forces françaises pré positionnées et pour lutter contre la piraterie. Ces bâtiments sont pris principalement parmi les 9 avisos, les 3 BPC et les 5 frégates Lafayette.

Peut-on concevoir que l’on soit capable d’assurer ces missions et toutes les autres que je ne citerai pas précisément (surveillance maritimes des approches du territoire français, surveillance des pêches, sauvetage en mer, …) avec encore moins de bateaux ? D’autant que les bâtiments de guerre nécessitent régulièrement un entretien, ce qui fait que nous n’avons jamais tous nos navires disponibles simultanément. Et il en est de même avec l’aéronautique navale qui n’est par exemple, capable de ne fournir qu’un seul groupe aérien au porte-avions. Vraiment, le format de la Marine nationale, aujourd’hui, est au plus juste par rapport aux missions qui lui sont dévolues, il est même insuffisant. Il en est de même pour les autres armées.

Le budget de la Défense n’a cessé de diminuer depuis 60 ans, comme le montre cette courbe synthétique.


 On conçoit bien que les besoins de Défense ne soient plus les mêmes qu’au sortir de la deuxième guerre mondiale et que la part de la Défense dans le PIB national ait diminué. On voit bien, aussi, qu’après la chute du mur de Berlin, le budget a chuté de manière forte, chaque Etat européen disant qu’il fallait récolter les « dividendes de la paix ». Mais, jusqu’où est-il sensé de le diminuer ?

Pour les pacifistes de cœur, il ne sera jamais assez bas. Mais, il serait logique qu’ils cessent de fermer à clef leur maison, de mettre une alarme dans leur voiture, de cadenasser leur portail.

Pour ceux qui pensent que le monde ne sera jamais un monde de paix et qu’il est nécessaire d’avoir une force armée, ils ne peuvent que convenir qu’un minimum du PIB doive être consacré à la Défense.

Pour ceux qui savent que la France a des intérêts répartis dans le monde entier (territoires d’outre-mer et ZEE), ils peuvent convenir que le budget de Défense de la France soit bien supérieur à un pays sans intérêt territorial extérieur.

Pour ceux qui pensent que la France a des responsabilités internationales car elle fait partie du Conseil des nations unies, car elle est à la tête de la francophonie, car son histoire est mêlée à celle du monde entier et qu’elle y est attendue comme référence internationale, car elle emploie sa force armée dans le cadre d’un droit juste et international au service de la stabilité et de la paix du monde et avec une armée aguerrie, extrêmement compétente et respectueuse des droits de l’homme, pour tout cela il doit être évident que l’effort de défense de la France doit être supérieur à bien d’autres nations.

Pour ceux qui savent qu’il y a actuellement une croissance des budgets des armées en de nombreux pays au monde, pays qui ne nous seront pas nécessairement amicaux, il est évident que nous ne pouvons rester à un niveau d’effort inférieur à 2% du PIB.

La question que l’on objectera immédiatement à cette analyse est celle de la situation négative des finances publiques aujourd’hui, et de la recherche de 50 milliards d’économies. Cette objection ne tient pas car la question des finances publiques est celle de la volonté des hommes politiques, du gouvernement. Ce dernier peut, s’il le veut, attribuer 2% du PIB au budget de la Défense : il lui suffit de trouver ailleurs des économies. Comment oser dire cela ? Tout simplement car la Défense est au cœur des attributions régaliennes de l’Etat : cette position oblige !

Aussi, l’émoi des chefs d’états-majors est compréhensible. Disant cela, je ne chercherais pas à les influencer (je ne le peux d’ailleurs pas) : ils sont libres de se positionner comme ils l’estiment face à cette question budgétaire. Cette question est, en fait, bien plus que cela : c'est une question de politique générale de la France, une question qui décide de la place de la France dans le monde.


vendredi 28 mars 2014

Le « genre » à l’école : réalité ou phantasme ?



A la veille du deuxième tour des élections municipales, ce thème pourrait paraître éloigné des questions de société actuelles, tant d'autres sujets politiques font la une de l'actualité.

Pourtant, les promoteurs du genre continuent la promotion de cette idéologie et ne cesseront de le faire tant qu'ils seront aux affaires. Rappelons-nous ce proverbe : " Il faut se méfier de l'eau qui dort " ...

1/ L’imposition du « genre » à  l’école est-elle vraiment une rumeur ?

Beaucoup le croient, j’en ai souvent des preuves concrètes dans le cadre de mes rencontres personnelles.

Les personnes disent, en effet, que le « genre » est simplement la recherche d’égalité entre hommes et femmes et que ces actions permettront, par exemple, aux petites-filles de choisir, sans pression de leur environnement, un métier plutôt masculin qui leur est quasiment interdit aujourd’hui : c'est vraiment très gentil et mignon !
Certaines m'ont dit également : « Mais vous exagérez, il s’agit simplement d’une question d’égalité entre hommes et femmes ! ». Il faut noter néanmoins que plusieurs de ces personnes ne savaient pas ce que veulent dire les mots  « gender » ou « genre ».

Pourtant, le « genre » est bien autre chose qu’une question de simple égalité !!

Cela me rappelle la première fois de ma vie où j’ai vu une taupinière : je n’imaginais pas les nombreuses ramifications souterraines dont elle était le modeste indice !
Avec le « genre », il en va de même : les promoteurs de cette « théorie » avancent masqués. Lorsque l’on voit leurs premières taupinières, on ne s’émeut pas, au contraire on applaudit : « enfin, des personnes nobles qui luttent pour une cause noble, l’égalité des garçons et des filles ! ».

Mais, vous le savez, quand apparaît la première taupinière, votre terrain est déjà ravagé en profondeur par les nombreuses galeries creusées patiemment depuis longtemps. Quand on vous dit que le « genre » a pour objectif de réaliser l’égalité entre garçons et filles à l’école, voici ce qui se passe réellement et que vous ne voyez pas :


Le « genre » est en effet multi-facettes car il vise à abolir le mariage, à promouvoir toute forme de sexualité et, plus profondément, à détruire les fondements de notre culture nationale.
Pour cela, il passe par des décisions ou projets très concrets pour inoculer dans nos esprits les germes d'une dégénérescence philosophique : mariage entre personnes homosexuelles, procréation médicale assistée (PMA) étendue aux personnes homosexuelles, gestation pour autrui (GPA) pour faire porter un enfant pendant la grossesse par une autre femme. Il y aura d'autres étapes qui seront dévoilées en temps voulu.

Oui, le « genre » est un puissant mécanisme de transformation des mentalités et des comportements qui a déjà sapé le bon sens des Français, s’est imposé au sein même du gouvernement et se déploie depuis des années à l’école. 

Je vous invite à consulter le diaporama suivant pour voir tout ce qui se fait et se prépare : 

Il faut savoir que la théorie du genre est déjà dans les programmes de français, d’histoire, de SVT, d’éducation sexuelle depuis plusieurs années au collège et au lycée.

Cette « théorie » va bientôt se répandre à l’école, de la grande section au CM2, avec pour support « L’ABCD de l’égalité », valable aussi pour les ateliers périscolaires. Une " expérimentation " a lieu dans 10 académies (soit 250 écoles et 600 classes), l'extension à l'ensemble des académies étant prévue à la rentrée prochaine. 

Si vous faites partie de l’une de ces 10 académies et que l’on vous dit, dans l’école de vos enfants, que le genre n’est pas enseigné à l’école c'est probablement parce que cette école ne fait pas partie de celles qui ont été choisies pour l’expérimentation nationale.

La mission de l'école, c'est d'instruire les élèves. 

Elle n'a pas à se substituer aux parents qui sont, par nature, les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. 

Une école qui remplit bien sa mission d'instruction est de fait éducatrice :

-   elle donne aux enfants les moyens de devenir adultes,
-                    -par les règles de vie qu'elle institue, elle est un lieu d'apprentissage du respect de l'autre,
-  elle donne l'exemple d'un corps professoral de qualité.

 L'école n'a donc pas à se charger de missions explicites d'éducation : elle est éducatrice en soi.

2/ Le genre à mots couverts

Suite à la dernière manifestation de La Manif Pour Tous en février, les promoteurs du genre ont entrepris de ne plus employer ce mot et de le remplacer par celui de " stéréotype ". Cependant, il reste de nombreux textes parus antérieurement dans lesquels ce mot ne peut être effacé !

Pour bien prendre conscience de la volonté des promoteurs du genre, voici quelques citations dont vous trouverez les origines dans le diaporama déjà cité : 

" Nous devons faire qu'il y ait très tôt dans l'école les informations sur la sexualité et le genre ".

" Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ... ".

Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents ".

" Les stéréotypes de genre doivent être remis en question dès l’école primaire ".

" ... en assurant une meilleure visibilité de l’homosexualité et de la transsexualité à l’École ".

" La création du programme "ABCD de l’égalité", ..., vise à déconstruire des stéréotypes de genre ". 

Certaines de ces citations font froid dans le dos ! Il s’agit, en effet, d’une véritable révolution culturelle que l’on veut faire passer au forceps en France et dans nos lois.

3/ Un peu de légèreté pour finir, quoique !

Avez-vous remarqué que, de plus en plus souvent la langue française est féminisée ? Professeure, ingénieure, …

Pour montrer que la place grammaticale du masculin est du passé, certains n’hésitent pas à indiquer simultanément les deux formes grammaticales de genre lorsqu’elles coexistent dans la formulation d’une phrase (adjectifs, participes passés, …), ce qui donne ce texte imbuvable :

Il faut « créer des chaires destinées à accueillir des enseignant-e-s chercheur-e-s étrangers-ères spécialistes du genre reconnu-e-s pour leurs travaux ».

Nous avons là un exemple de ce que risquent de devenir les textes et les phrases : ce genre d’écriture se présente comme une machine à enfoncer dans le crâne que l’homme et la femme sont « égaux » en tout et sans distinction de nature. La grammaire est revue et corrigée sans autre réflexion que celle d’un militantisme débridé !

Pour ma part, je trouve un tel texte insupportable à lire. Et je me souviens de cette citation : « Sire, vous méprisez la grammaire, un jour vous mépriserez la raison ! ».  Il s’agit d’une admonestation du précepteur du Grand Dauphin (Bossuet, l’évêque de Meaux) au Grand Dauphin (le fils aîné de Louis XIV) : on avait du bon sens à l’époque !

J’ai oublié de vous dire : oui, l'homme et la femme sont égaux ... en dignité. Mais, pour ce qui concerne leur nature masculine ou féminine, ils sont fondamentalement complémentaires ! Et cette complémentarité est source de richesse dans leurs relations !

dimanche 12 janvier 2014

Centre-Afrique : guerre de religion ?

Les médias présentent le conflit en Centre-Afrique comme une guerre de religion, celle entre milices chrétiennes et milices musulmanes, celle tout simplement entre chrétiens et musulmans proches géographiquement.

Cette présentation systématique de guerre de religion me dérange. Tout d'abord, parce que je ressens très souvent les médias français comme hostiles aux religions, ou au christianisme : c'est une position de principe ! Alors, je me dis que peut-être leur analyse est trop simple et trop confortable. Ils ont ainsi une grille de lecture qu'ils imposent à leurs auditeurs ou lecteurs, grille de lecture toute faite, parée à l'emploi et que l'on ne peut remettre en question : voyons, c'est si évident qu'il s'agit d'une guerre de religion !

Pourtant, j'ai eu souvent l'occasion d'étudier des conflits présents et passés et j'en suis arrivé à une conclusion quasi générale : les guerres de religion (sous entendu " strictement de religion ") n'ont pas été nombreuses dans l'histoire des hommes. En effet, la première cause de conflit a été la conquête de territoire : pour s'agrandir (voyez l'histoire de France et les guerres de tous les Etats qui deviendront l'Europe), pour les richesses espérées (conquête de l'Amérique), pour se protéger en cherchant à atteindre une barrière naturelle (Israël), pour reprendre ce qui avait été perdu (l'Alsace et la Lorraine), ...

Cet accroissement de territoire est ensuite très souvent directement lié au désir de puissance du chef d'Etat (s'agrandir géographiquement, c'est se faire reconnaître plus grand, plus fort, plus puissant, plus majestueux). On peut penser naturellement à Napoléon, mais on trouve cela aussi pour de nombreux conflits internes à la Chine, au long de sa longue histoire. Aujourd'hui, de nombreux conflits trouvent leur source dans la recherche de profits à travers les trafics d'armes, de cigarette, de drogue, en particulier au Sahel.

Par ailleurs, quand vous entrez en guerre, il est important que vous ayez le maximum de raisons de vous battre à mort contre votre adversaire : l'enjeu est trop grave pour ne pas mettre tous ses atouts de son côté ! Aussi, ceux qui décident d'entrer en guerre vont donner à leurs combattants de multiples raisons de se battre, et ils vont alors utiliser pour cela toutes les différences possibles entre les deux peuples. Les grandes différences sont la langue, la religion, la couleur de peau, la culture. Ensuite, il est possible d'y ajouter d'autres facteurs : l'histoire entre les deux peuples (que la mémoire des conflits antérieurs est mortifère !), l'espoir de richesses prises à l'autre, sa propre supériorité idéalisée, ...

La religion étant donc un puissant facteur de différenciation, chaque fois que possible elle est mise en exergue, même si la raison initiale du conflit n'est pas religieuse.

Alors, Centre-Afrique, guerre de religion ou pas ?

Remarquons tout d'abord que les deux communautés religieuses (chrétienne et musulmane) sont largement représentées dans la population (80% chrétiens et 20% musulmans) et qu'elles vivaient en bonne entente jusqu'à ces derniers temps. Pourquoi donc la religion serait-elle devenu subitement un facteur de conflit ? D'autant plus que l'on voit que les autorités religieuses interviennent de concert pour essayer de pacifier la situation.

En réalité, le conflit est venu à partir d'une lutte de pouvoir pour la direction du pays : les rebelles de la Séléka ont conduit au pouvoir l'ex-président Djotodia puis ont profité du vide du pouvoir pour commettre leurs exactions et leurs pillages, engendrant un cycle de violence fondé sur la peur ou sur la transgression. Nous savons que ces rebelles venaient, pour beaucoup, de l'étranger : le conflit est donc né d'une absence de pouvoir politique et a eu pour support des malfaiteurs organisés militairement, par lucre et plaisir d'un pouvoir sanguinaire. L'amalgame journalistique entre Séléka et musulmans a été alors facile.

Voici comment ont fait l'histoire et comment, lorsque l'on n'aime pas les religions - la religion chrétienne ou la religion musulmane en particulier, on leur fait porter un chapeau : les auditeurs ou lecteurs n'entendant que cela sont alors convaincus que les religions sont source de guerres !

Dans La Croix du 3 janvier, le politologue Pascal Boniface donne de nombreux exemples de mauvaises interprétations : son article s'intitule " Les conflits n'ont jamais une cause unique ". Dans le même journal, Nicolas Le Roux, professeur d'histoire (article " La leçon de nos anciennes guerres ") donne des exemples identiques pour ce que l'on appelle communément et commodément les " guerres de religion " des XVIème et XVIIème siècle.

A destination des chrétiens, je dirais donc : soyez méfiants lorsqu'on vous parle de guerre de religion et ne tombez pas dans le panneau ! Souvent les conflits ont bien un facteur religieux, mais très souvent ce facteur n'est pas le facteur déclenchant : le conflit n'a pas pour raison fondamentale la religion. Revisitez l'histoire à travers des auteurs impartiaux et vous verrez que nos complexes de catholiques fauteurs de guerres de religion s'évanouiront en grande partie !

A destinations des incroyants ou des athées, je dirais : méfiez-vous lorsqu'on vous parle de guerre de religion, vérifiez si c'est bien la cause du conflit en question. Vérifiez si ceux qui l'expliquent ainsi soit ne cherchent pas à saisir cette occasion pour dire du mal des religions (ce qui n'est ni scientifique ni honnête), soit font preuve de pauvreté intellectuelle, ne sachant pas analyser plus sérieusement les causes du conflit !

mercredi 1 janvier 2014

Travail et christianisme, une confusion habituelle !

Hier, 31 décembre, sur France Inter, une émission était consacrée au livre " Platon La Gaffe, survivre au travail avec les philosophes ", de Jules et Charles Pépin.

Ce livre est fondé sur une idée géniale qui regroupe les grands philosophes dans une même entreprise "Cogitop", chacun ayant un rôle correspondant à ses travaux. Ainsi, Kevin Platon est un jeune stagiaire qui y fait un stage, Montaigne y est en période d'essai, Nietzsche est le directeur des ressources humaines, Sade est responsable des fournitures, Karl Marx est infographiste et délégué syndical, Nicolas Machiavel conseiller de la direction, ...

Je voudrais seulement m'arrêter sur ce que dit en tout début d'émission Charles Pépin. Il rappelle que le mot " travail " a pour étymologie le mot latin " tripalium ", instrument de torture constitué de trois pieux qui assurait une mort lente, et il affirme que l'occident chrétien a imposé une vision dévalorisée du travail, considéré comme une punition et qu'on a mis des siècles à sortir de cette vision.

Jean-Luce Morlie (sur lequel je n'ai pas d'informations, mais qui semble un linguiste distingué) écrit sur son blog : " Depuis longtemps déjà, les linguistes écartent l’hypothèse selon laquelle notre mot pour « travail » dériverait de la forme nominale tripalium ". Son article laisse penser que ce mot pourrait avoir pour origine le latin trabes qui désignait les deux poutres parallèles qui servaient à entraver bœufs et chevaux lors de leur ferrage. Ou encore le mot latin " orbis " (cercle) lié au travail agricole.

Pour ma part, j'avais lu un article qui donnait une autre origine du mot travail, qui n'avait rien à voir avec le tripalium. 

Je ne suis pas assez historien pour savoir si le christianisme a effectivement transmis systématiquement cette vision négative du travail. C'est possible. Mais, comme Charles Pépin l'indique, la Grèce avait déjà cette vision. Alors, ne peut-on pas penser que le christianisme, au contraire, a été à l'origine de cette évolution positive de la perception du travail et qu'il y a fallu des siècles pour cela, comme pour bien d'autres questions ?

Pourquoi je me permets de faire cette hypothèse ? Parce que, dans la Genèse, Dieu est présenté comme le Créateur tout-puissant qui modèle l'homme à son image et l'invite à travailler la terre et à garder le jardin d'Eden où il l'a placé : " Yahvé Dieu prit l'homme et l'établit dans le jardin pour le cultiver et le garder (Gn 2, 15) ".

Depuis longtemps déjà, la Doctrine sociale de l'Eglise commente ce texte ainsi : " Au premier couple humain, Dieu confie la tâche de soumettre la terre et de dominer sur tout être vivant. La domination de l'homme sur les autres êtres vivants ne doit cependant pas être despotique et insensée ; au contraire, il doit " cultiver et garder " les biens créés par Dieu : biens que l'homme n'a pas créés mais reçus comme un don précieux placés par le Créateur sous sa responsabilité. Cultiver la terre signifie ne pas l'abandonner à elle-même ; exercer une domination sur elle, cela veut dire en prendre soin, comme un roi sage prend soin de son peuple et un berger de son troupeau ".

Observant que ces textes remontent à plusieurs siècles avant le Christ, je ne suis pas tenté de dire, comme Charles Michel, que le christianisme a donné une triste vision du travail, mais que la Parole de Dieu elle-même met des siècles à être bien comprise et interprétée par l'homme quelqu'il soit.

En son alinéa suivant (256), la Doctrine sociale de l'Eglise poursuit : " Le travail appartient à la condition originelle de l'homme et précède sa chute : il n'est donc ni une punition, ni une malédiction. Il devient fatigue et peine à cause du péché d'Adam et Eve, qui brisent leur rapport de confiance et d'harmonie avec Dieu [...] Ils voulurent la domination absolue sur toute les choses, sans se soumettre à la volonté du Créateur. Depuis lors, le sol se fait avare, ingrat, sournoisement hostile ; ce n'est qu'à la sueur de son front qu'il sera possible d'en tirer la nourriture [...] Cependant, en dépit du péché des premiers parents, le dessein du Créateur, le sens de ses créatures et, parmi elles, de l'homme, appelé à cultiver et à garder la création, demeurent inaltérés ".

Si le travail appartient à la condition originelle, c'est que c'était " bon ". Au chapitre de la création du monde, dans la Genèse, chaque acte créateur s'achève par cette remarque " Et Dieu vit que cela était bon ". Dieu n'a pas pu, dans son dessein de Créateur plein d'amour, offrir à l'homme un supplice (le tripalium).

Si le travail est bon, c'est certainement parce qu'il a des vertus pour élever l'homme vers son destin et pour lui permettre de s'accomplir. Il en est toujours de même. On le voit bien dans les enquêtes sur le travail, et ce depuis des années, une grande majorité de personnes (60% à 70%) disent être heureuses de leur travail. Voyez comme les personnes dont l'entreprise ferme parlent de tout ce qu'elles y ont accompli au cours des années, des décennies passées !

Donc, le travail est bon et, depuis toujours, beaucoup d'hommes et de femmes l'ont ainsi vécu. Probablement, faudrait-il faire une exception de la condition humaine depuis le développement technologique de la fin du XVIIIème siècle ?

Mais, laisser entendre que le christianisme a développé une vision négative du travail me semble erroné. Peut-être que Monsieur Charles Pépin n'a-t-il comme connaissance du christianisme que celle véhiculée par ceux qui ont de l'aversion pour toute religion, ou pour le christianisme, et qui ne connaissent pas cette religion, ou ne la connaissent que par des stéréotypes un peu éculés ?

Il appartient aux chrétiens de mieux faire comprendre tout les apports de leur religion au bien commun, et ces apports sont immenses, n'est-ce pas ?




mercredi 25 septembre 2013

La république des 2/3


ou

La fraternité en déshérence


Aux frontons de nos mairies s’affiche fièrement notre triptyque « Liberté, égalité, fraternité ».

Dans le débat politique, nous entendons sans cesse parler de liberté et d’égalité, de protection de la liberté, de lutte pour l’égalité. Mais nous n’entendons plus parler de fraternité : ce mot est absent du vocabulaire politique depuis bien longtemps.

Cela est d’autant plus étrange que les hommes politiques font appel aux « valeurs républicaines » chaque fois qu’ils estiment qu’elles sont mises en péril ou chaque fois qu’il est nécessaire de rappeler les références majeures de leur action. Or, ces valeurs républicaines sont bien d’abord celles de notre devise nationale, et la fraternité en fait partie : pourquoi donc ne plus l’invoquer ?

Dans la vie politique comme dans la vie de la société, nous entendons évoquer quasi systématiquement la solidarité comme vertu essentielle. Solidarité envers les personnes touchées par une crue, une tempête, solidarité à travers une « marche blanche » envers la famille d’une personne odieusement assassinée, solidarité des actions caritatives (Restos du Cœur, Secours catholique, …), et beaucoup d’autres encore.

Notre société n’est donc pas en défaut de solidarité, mais elle l’est en matière de fraternité !

Dans une première approche, on peut considérer que fraternité et solidarité c’est tout un. Or, puisque ce sont deux mots différents, c’est qu’ils recouvrent deux réalités différentes.

La solidarité est l’action d’entraide envers une personne dans une difficulté importante. C’est une très belle valeur humaine et il est bon et nécessaire de la développer, surtout dans notre société marquée par un individualisme assez important.

La fraternité correspond à la conscience que « l’autre » est un frère : avec la fraternité, nous passons dans un autre ordre de relations humaines. L’autre est un frère, même s’il n’a aucun besoin, même s’il n’est pas en difficulté. Il est un frère de manière permanente, alors que la solidarité s’exerce essentiellement de manière conjoncturelle : après la crue et après la remise en ordre de la maison détruite par la crue, l’action envers cette personne peut disparaître. Il est vrai qu’une action de solidarité envers des personnes très proches géographiquement peut créer des liens de fraternité qui vont durer au delà de l’action d’entraide. Mais, dans bien des cas, lorsque la solidarité s’exerce de loin (don financier par exemple) ou envers des personnes pas si proches que cela (marche blanche d’une ville en soutien à une famille), le lien entre personnes va s’estomper.

La fraternité englobe la solidarité, pas l’inverse : la fraternité se concrétise, entre autres, par la solidarité lorsque nécessaire, la solidarité peut se fonder sur un simple sentiment d’altruisme ou de compassion.

Qu’apporterait la référence à la fraternité au niveau politique ?

Elle apaiserait certainement le climat politique, pour le bien des hommes politiques eux-mêmes, mais aussi pour le bien des citoyens.

En effet, « l’autre » en politique ne serait plus regardé d’abord comme un adversaire ou un ennemi politique, mais comme un frère en humanité. On serait en permanence rappelé à cette volonté nationale : celle de se considérer d’abord comme des frères.

Le langage même en serait changé : l’adversaire lors d’élections politiques deviendrait un compétiteur. Les échanges verbaux lors de la campagne électorales seraient plus polis, plus courtois, plus apaisés, même avec des idées très opposées. L’idée serait : « que le meilleur gagne » … pour le plus grand bien de la société.

Les polémiques deviendraient des débats, car on serait amené à considérer que l’autre a droit d’avoir un avis différent, que l’on n’est pas seul possesseur de la vérité, que l’autre est lui aussi, dans son action politique, au service du bien commun ou de l’intérêt général, et que l’on ne peut user à son encontre de l’invective.

L’invective en politique est trop courante et les médias y trouvent leur bonheur : à chaque jour, la petite phrase assassine d’un homme politique envers un autre ! Mais on voit bien que cela induit un très mauvais climat en France : l’image de la politique est très négative et les Français disent n’avoir plus confiance en les politiques.

Je rêve que chaque candidat à une élection signe une charte selon le canevas suivant :

Je reconnais que :

-         chacun des candidats a le droit de se présenter à cette élection,
-         chacun des candidat se présente pour être au service de la société, de l’intérêt général et du bien commun et qu’en cela il mérite le respect,
-         tous les candidats sont des compétiteurs et non des adversaires.

Je n’entre pas en lutte politique mais en compétition pour le plus grand bien de la société.

Je m’engage à ne jamais insulter les autres candidats, à les respecter en tant qu’homme ou femme, tout en défendant de manière argumentée mes idées et les projets politiques.

Ce mauvais climat politique a un impact sur toute la société

Vis-à-vis de l’autre, l’homme a une plus grande facilité naturelle de dire du mal que du bien. Il suffit d’écouter les conversations autour d’une table ou d’une machine à café pour s’en convaincre, mais aussi d’écouter sa petite voix intérieure qui n’est pas avare de critiques sur les autres. Cela se comprend bien : lorsque l’on critique l’autre, c’est que l’on s’estime supérieur à lui. Lorsque l’on dit du mal de l’autre, cela revient à dire du bien de soi. Et l’on a tous besoin d’entendre dire du bien de soi, de se sentir valorisé, d’être reconnu positivement.

Les hommes politiques sont puissants et très médiatisés. De ce fait, ils donnent un exemple permanent des relations humaines à la radio et à la télévision. Lorsqu’ils sont porteurs d’un langage polémique et trop peu retenu, ils entretiennent, au-delà du champ politique, un climat négatif de relations humaines : ils déteignent sur leurs concitoyens[1].

L’exemple donné par les politiques peut être déplorable, en dépit de leur engagement et de leurs qualités. Même si j’aime regarder un débat politique à la télévision car j’en ai besoin pour mieux comprendre les enjeux de notre société, j’en arrive la plupart du temps à les exécrer en voyant s’écharper les hommes politiques autour d’un plateau télévisé : ils ne s’écoutent pas, ils se coupent la parole, ils parlent tous plus forts les uns que les autres, ils s’invectivent ! Où est la fraternité, valeur fondamentale de notre République ?

On entend rarement un homme politique reconnaître la vérité ou la qualité d’une décision prise par un adversaire politique. A l’inverse, lorsqu’un homme politique décide d’une chose, certains de ses adversaires, instantanément, le contredisent. Cela aussi se transmet dans l’esprit de leurs concitoyens : ils apprennent à être exagérément critiques, à ne savoir faire qu’une critique négative.

Comment peut-on alors s’étonner des relations conflictuelles entre citoyens de la même famille, de la même entreprise, de la même association, mais aussi de clubs sportifs concurrents, d’associations idéologiquement opposées quand ceux qui devraient être un exemple pour tous se comportent de manière aussi déplorable ?

Alors, à quand la République des 3/3 ?


PS. Je viens d'apprendre que le thème des entretiens de Valpré, cette année, sera le suivant :  " Tous égaux : une imposture ? ". Le thème de l'égalité tel qu'il est vécu aujourd'hui dans notre société mérite une vraie réflexion, car on observe de nombreuses dérives, sous couvert de toujours plus d'égalité. Un thème futur pour mon blog ?







[1] Ceux qui me connaissent savent, néanmoins, que je défends toujours l’idée que les hommes politiques « ne sont pas tous pourris », que beaucoup d’entre eux, et probablement une très grande majorité, sont animés par le souci du bien commun. 

mardi 16 juillet 2013

Pétition contre les nouveaux timbres Marianne.
Boycott de ces nouveaux timbres.

Le Figaro révèle que le portrait de la Marianne pour les nouveaux timbres postaux est inspiré d'une Femen http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/07/14/20002-20130714ARTFIG00112-le-nouveau-timbre-marianne-a-ete-devoile.php.

N'avons nous pas de meilleur symbole féminin en France que celui-ci : une étrangère (Ukrainnienne), une personne fondatrice d'un mouvement que la police est amenée à déloger de force pour faire respecter la loi !

Comment un Président de la République a-t-il pu faire un tel choix ? Ce choix est une véritable provocation à l'égard d'une partie importante de la population française : est-ce là l'attitude d'un candidat qui avait promis d'apaiser le climat social ?

Vous avez deux moyens de manifester votre indignation (si vous êtes indignés par ces timbres, évidemment, ) :

- signer la pétition suivante (http://nonaumariagehomo.fr/spip.php?article134),
- décider de boycotter ces timbres (et en acheter d'autres ...).