lundi 28 juillet 2014

Référendum national concernant l'école

Vous le savez, j'ai écrit un livre sur l'école : " Un peu de bon sens à l'école ! ... Ou l'école efficace sans dépenser un sou ".

Ce livre apporte un certain nombre de propositions aux parents, aux enseignants et au ministère pour améliorer l'efficacité de la scolarité des enfants ... sans qu'il soit besoin d'y injecter encore plus d'argent. Il est fondé sur mon expérience directe de cours particuliers depuis dix ans. Une conseillère générale, à qui j'expliquais mon parcours et mon livre, me disait que j'étais pour elle un " expert d'usage ", et qu'elle préférait ce type d'expert à ceux dont c'est le métier ... et qui en arrivent à des déviations due à la renommée, à l'obligation de proposer toujours des idées nouvelles, etc.

Le ministre actuel de l'Education nationale et son ministère continuent de prendre des mesures qui accroîtront encore plus l'inefficacité de l'école. Ils accumulent ce que je me permets d'appeler des gadgets, à savoir, par exemple, le développement du numérique à l'école, ou l'éducation à une égalité entre garçons et filles qui n'est en fait que le programme inadmissible de " L'ABCD de l'égalité ", lui-même issu de la fausse théorie du genre, qui n'est tout simplement qu'une idéologie pernicieuse.

Ce qui est dommage, c'est que les programmes, de l'école primaire au bac, sont bien construits . L'école primaire apporte le socle nécessaire de savoirs (lire, écrire, compter) pour pouvoir ensuite aller plus loin. Le collège engrange de nombreux savoirs utiles pour fonder une bonne culture générale, celle de l'honnête homme du XVIIème siècle. Enfin, le lycée, surtout à partir de la 1ère, apprend à raisonner, argumenter et démontrer, dans toutes les matières : le développement de l'intelligence permet alors le passage à l'âge adulte, celui de l'autonomie de décision et d'analyse. En quelque sorte, le primaire et le collège apportent un limon support d'une terre riche et fertile que la 1ère et la Terminale permettent d'exploiter intelligemment !

L'insertion du numérique dans ce cursus - qui conduit le cerveau à maturité sur toutes ces années - vient annihiler une grande partie de la pertinence de la scolarité : le numérique vient court-circuiter le développement de l'intelligence. Prenons un exemple concret, celui de l'apprentissage de la fonction mathématique " logarithme ". Jusqu'à il y a quelques années, en l'absence de calculettes assez puissantes pour cela, les élèves apprenaient à analyser complètement cette fonction par eux-mêmes. Aujourd'hui, je vois les élèves en Terminale ES utiliser leur calculette : ils savent bien appuyer sur toutes les touches nécessaires pour obtenir la courbe de la fonction qui leur est donnée en problème, mais ils ne savent pas ce que fait la calculette elle-même : donc, ils ne maîtrisent pas l'analyse de cette fonction. Je les vois taper sur leur calculette : " Tac tac tic ... tic tic tac " et, Ö merveille, la courbe est bien tracée. Un singe serait capable de faire cela, avec un peu de patience : voilà à quoi aboutit cette méthode ! Ce transfert de connaissances vers le numérique est désastreux pour le développement intellectuel des élèves.

Pendant longtemps, l'école a été nommée " Instruction publique ". Cette dénomination la mettait à sa juste place : celle d'instruire. Depuis que l'école s'appelle " Education nationale ", non seulement l'école se donne des obligations complémentaires, mais en plus dessaisit les parents de leur rôle d'éducateurs. Mais il y a pire quand l'école se met à vouloir, sous couvert d'éducation, modifier le bon fond de l'éducation séculaire. Ainsi, l'Education nationale veut amener les élèves à imaginer qu'ils peuvent avoir une autre sexualité que celle que la nature leur a donnée. Comme le disait le ministre précédent de l'Education nationale, l'objectif est d'arracher les enfants aux déterminismes de l'éducation de leurs parents. Il y a là un totalitarisme d'Etat insupportable et inadmissible : nous sommes en droit de dire au Gouvernement " De quoi je me mêle ! ".

C'est pourquoi, je vous propose de participer au " référendum national " lancé par SOS Education. Je suis cette association depuis deux ans et j'y trouve toutes les idées que j'expose et défends : pour moi, c'est une excellente association que vous pouvez découvrir sur son site http://www.soseducation.org/association.php. Son référendum a pour objectif de montrer au gouvernement, aux parlementaires et aux médias que des centaines de milliers de personnes en France veulent d'urgence une profonde réforme de l'école et de l'éducation des enfants. Vous pouvez trouver ce référendum par ce lien : http://www.soseducation.org/_sites_annexes/referendum/.

Je ne sais si ce référendum sera efficace, mais il importe d'agir : les médias modernes nous le permettent, à nous de les utiliser !!

vendredi 27 juin 2014

Une notation juste et en vérité, c'est déjà une oeuvre d'éducation !

A partir de mon livre : " Un peu de bon sens à l'école ... Ou l'école efficace sans dépenser un sou ! ".

Depuis longtemps, des pédagogues en mal de « psychologisme » déclarent qu’il ne faut pas noter car cela « stigmatise » les élèves, les « frustre », et maintient une pratique « discriminatoire » entre ceux qui ont un milieu familial favorable et les autres.

Mais, sans notation, l’élève n’a plus de référence sur la qualité de son travail et de ses efforts : or, en toute chose et à toute étape de notre vie, nous avons besoin de points de repères fixes et solides. Sans notation, l’élève est maintenu dans une bulle irréelle de relations humaines car il risque de finir par croire que son individualité (ses connaissances, ses savoirs, sa manière de travailler, …) est détachable de toute autre réalité humaine et qu’il est sa propre référence.

Par ailleurs, la vie est concurrence, choix, sélection : la notation prépare les élèves à cette compétition habituelle. La compétition peut être considérée comme néfaste lorsqu’elle épuise les forces des uns et des autres, et lorsqu’elle laisse les plus faibles en chemin. Mais, la compétition est également une source de motivation personnelle, une invitation à aller plus loin, à se dépasser. Il suffit de regarder combien les enfants aiment se mesurer entre eux dans des activités sportives ou dans des jeux pour comprendre qu’ils n’ont pas peur de s’étalonner et de voir leurs efforts sanctionnés plus ou moins négativement : même leurs jeux électroniques, qu’ils prisent tant, affichent toujours des scores à battre ! A l’école, il suffit que la compétition soit saine, c'est-à-dire qu’elle ne laisse personne en chemin et qu’elle permette aux élèves en difficulté de rattraper leur retard.

Penser que l’école n’a pas à faire subir de frustration aux enfants revient à  leur faire croire que tout peut leur être accessible facilement et que rien ne doit leur résister : c’est à coup sûr en faire des frustrés à vie ! Ne faisons pas des élèves des Hans de Schnockeloch dont la chanson dit : « Tout ce qu’il veut, il ne l’a pas. Tout ce qu’il a, il n’en veut pas » !
C'est le risque du bac actuel qui, l'an passé par exemple, a été obtenu par 92% des S. Depuis 2006, cette consigne est écrite dans les épreuves de mathématiques : « Le candidat est invité à faire figurer sur la copie toute trace de recherche, même incomplète ou infructueuse, qu’il aura développée ». Oubliée la rigueur ancienne qui tenait compte et de la démonstration et du résultat, à la condition que l’une et l’autre soient correctes ! On comprend bien que cela permet d'obtenir les pourcentages élevés de réussite au bac recherchés par le ministère, quelle que soient la qualité des copies. 
J’imagine que cet esprit initié par l’Education nationale va se propager dans la société. Un jour peut-être, on acceptera une maison construite par un maçon incertain, mais qui pourra justifier par « toute trace de recherche, même incomplète ou infructueuse » de la qualité de son travail !

Il ne faut évidemment pas frustrer les élèves par principe et stupidement : une mauvaise note peut être frustrante mais, si elle est donnée avec justice, elle montrera en vérité à l’élève quel est son niveau réel de connaissances. Il aura à affronter la vérité qui le concerne, quoi de plus éducatif !

J’aime à citer le titre d’un livre qui colle bien à la réalité de notre société : « Cessez d’être gentils, soyez vrais »[1] ! Je le constate au quotidien auprès des jeunes managers : ils espèrent pouvoir manager en étant « gentils » et ainsi s’affranchir des difficultés relationnelles ! Il y a là une utopie que l’entreprise a vite fait de démonter, non parce que l’entreprise est brutale et inhumaine, mais parce qu’elle met chacun en face de ses responsabilités, tout simplement !

A l’école aussi ce principe a ses vertus et l’on peut dire à ceux qui craignent de frustrer les élèves : cessez d’être gentils, de ne pas noter, de ne pas frustrer, de materner, de protéger ! Mais soyez vrais : les enfants savent bien ce qu’ils méritent ou ne méritent pas, la seule chose qui leur importe vraiment est que ce qui les concerne le soit en toute justice, même si cela doit leur être désagréable.

Noter en toute justice est une oeuvre d'éducation : éducation à la justice.
Noter en toute vérité est une oeuvre d'éducation : éducation à la vérité. 
Suivre Benoît Hamon dans sa proposition " d'évaluation bienveillante ", c'est déjà commencer à mentir, à falsifier la vérité.

La question posée par la notation aujourd'hui n'est pas celle de l'impact qu'elle a sur les élèves.
C'est celle de l'échec de la scolarité en général : l'école manque d'efficacité, c'est sur ce point que le ministre devrait se pencher !




[1] Thomas d’Ansembourg, les Editions de l’Homme.

Des prénoms et de l'individualisme

Aujourd’hui, 27 juin 2014, l’Eglise nous invite à lire ce texte tiré de l’Evangile selon saint Luc (Lc 1, 57 – 63) :
« Cependant, le jour où Elisabeth devait enfanter arriva, et elle mit au monde un fils […]. Or le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l’enfant. On voulait l’appeler Zacharie, du nom de son père ; mais sa mère, prenant la parole, dit : « Non, il s’appellera Jean ». On lui dit alors : « Mais il n’y a personne de ta parenté qui porte ce nom ! ». Et on demanda par signe au père comment il voulait qu’on l’appelât. Celui-ci se fit donner une tablette et écrivit : « Jean est son nom » ; et ils en furent tous étonnés ».

De tous temps et dans beaucoup de cultures, les prénoms se transmettent dans les familles : un lien se tisse ainsi entre les générations, par un désir conscient de chacun, comme si les parents disaient : « Mon enfant, ta présence sur terre est l’aboutissement d’une longue histoire qu’il est bon que tu gardes en mémoire ; tu n’es pas un être isolé, souviens-toi toujours de ceux qui t’ont précédé et par qui tu es là ! ». Chaque génération est rattachée étroitement à la précédente, la porte dans sa mémoire jusque dans les prénoms. Chaque génération est ainsi conduite à reconnaître ce qu’elle doit aux précédentes et à vivre dans une relation étroite avec elles.

A l’ère chrétienne qu’inaugurent Elisabeth et Zacharie, une ouverture s’est faite : on donna aux enfants le prénom d’un saint, choisi par les parents, qui deviendra le saint patron de l’enfant. Souvent d’ailleurs, ces prénoms se transmettaient dans les familles de génération en génération : c’était le cas du fils aîné à qui l’on donnait couramment le nom du père. C’était comme si les parents disaient : « Mon enfant, ta présence sur terre est l’aboutissement d’une longue histoire qu’il est bon que tu gardes en mémoire ; tu n’es pas un être isolé, souviens-toi toujours de ceux qui t’ont précédé dans la foi et par qui cette foi t’est transmise ! ». Ainsi, chaque personne chrétienne s’inscrivait dans la large succession de la famille chrétienne. Chaque génération était conduite à se reconnaître comme faisant partie de cette famille chrétienne à travers les âges.

Aujourd’hui, ces règles ne sont presque plus appliquées : le choix des prénoms s’est très largement ouvert avec, même, des inventions de prénoms ! En effet, beaucoup choisissent un prénom pour son originalité ou, au contraire, selon l’air du temps et la mode, car on observe bien une mode des prénoms. On sent, à travers cette évolution, comme un vent de liberté qui souffle sur notre société : faire ce que je désire, sans lien imposé par la tradition familiale ; choisir le prénom qui me plaît, sans contrainte. Ce désir de liberté est une belle chose car il est bon que chaque personne puisse vivre de manière libre. C’est d’ailleurs bien cette liberté à laquelle aspirent les adolescents qui ont hâte de « larguer les amarres » et « d’avancer en eaux profondes » !

En choisissant ainsi des prénoms en rupture avec l’histoire familiale, les parents semblent donner déjà, dès la naissance, ce goût de la liberté à leur enfant : « Va, va où tu désires, ne t’encombre pas de traditions familiales, ne te sens pas lié au passé, aux générations précédentes : fais ta vie ! ».

On peut s’interroger, néanmoins, sur la perte de ces traditions : ne représente-elle qu’une liberté gagnée ? Ne diminue-t-elle pas, de manière inconsciente, le lien de solidarité entre les générations ? En effet, notre société a évolué au cours des dernières décennies vers un très fort individualisme et l’on voit que cette évolution se concrétise à travers cette manière de choisir les prénoms : l’enfant est ainsi invité à n’avoir pas de lien familial. Son prénom ne le rend en rien redevable des générations précédentes. Mais à l’inverse, cet enfant risque de connaître la solitude d’un être si libre qu’il n’a plus de lien avec personne : or, l’homme ne peut être un loup solitaire car, par nature, il est fait pour vivre avec les autres, comme sa capacité innée à parler le prouve.


Le lien avec les générations précédentes m’ancre dans une histoire qui me permet de mieux comprendre mon destin : sachant d’où je viens, je peux mieux savoir où je vais.

jeudi 29 mai 2014

De Shimon Perez et du Pape : la laïcité.

Pleure, Ô ma laïcité !

Les mots d’accueil du Président israélien Shimon Perez au Pape François lors de son récent voyage en Terre sainte (« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » - en hébreu : « Baruch haba beShem Adonaï ») m’incitent à écrire ces lignes.

Je présume que si notre Président de la République accueillait un jour le Pape avec une telle salutation, cela ferait un buzz d’enfer !!!

Mais serait-ce vraiment contrevenir à la laïcité ?

La laïcité est une belle proposition de vie qui propose à l’Etat et à la religion de respecter chacun le domaine de l’autre.

La loi de 1905 dit en ses deux premiers articles :

-         la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public (art1) ;
-         la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte (art2) ;
-         pourront toutefois être inscrites auxdits budgets [de l’Etat] les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons (art2).

L’Etat se reconnaît donc comme un domaine séparé de la religion : il ne reconnaît aucune religion comme religion officielle, et donc ne salarie ni ne subventionne aucun culte. C’est un excellent équilibre.

Mais, l’Etat va plus loin qu’une simple acceptation des cultes, il en garantit le libre exercice et il assure la liberté de conscience. C’est un bel engagement, car il sous-entend que l’Etat reconnaît que la religion peut faire partie de la vie de certains citoyens, qu’ils en vivent et en ont besoin : il ne rejette pas l’idée de religion, il ne lui est pas opposé par principe. Ce n’est donc pas une laïcité de combat.

Mais de plus, il s’engage à aider les citoyens à pratiquer leur culte quand il met lui-même ses citoyens en position de ne pas pouvoir le pratiquer dans les instances de sa religion : il prend en charge les dépenses relatives à des services d'aumônerie dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons. Il le fait également pour les armées puisqu’il prévoit dans son budget des postes d’aumôniers militaires (protestants, juifs, musulmans et catholiques), afin que les militaires puissent exercer leur culte quand ils sont en opérations.

Cette loi est excellente : elle sépare sans opposer, elle reconnaît sans juger, elle donne les moyens d’assumer ses responsabilités.

Du côté de l’Eglise, normalement tout devrait être dit avec cette phrase de Jésus Christ : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Même séparation sans opposition, même reconnaissance sans jugement !

Certes, des chefs d’Etat, au cours de l’histoire, ont voulu dominer l’Eglise : c’est ce que l’on appelle le « césaro-papisme » ou tentation du pouvoir (César) d’influer sur l’Eglise (Pape).
Bon, il y a eu, en retour, des tentations de « papo-césarisme », nul n’étant parfait !

Cependant, en France, la laïcité a tendance à prendre parfois des tournures excessives, cherchant à contraindre la foi à ne se vivre qu’en privé. Rien, dans la loi, ne justifie une telle attitude.
A une époque où l’on exige que les visages soient découverts (niqab ou burka), on voudrait que la foi soit cachée !
Par ailleurs, pourquoi seule la foi religieuse devrait se cacher, et non pas les professions de foi politiques ? Pourquoi toute philosophie pourrait s’exprimer en public et pas la religion, équivalent d’une philosophie pour ceux qui veulent en exclure le côté religieux ? Pourquoi une telle intolérance vis-à-vis des idées religieuses alors que « la République assure la liberté de conscience » ?

Pour revenir à l’exemple de Shimon Perez, qu’y aurait-il donc de dangereux pour la République à ce que le Président de la République, lors de l’accueil d’un Pape, souhaite, en mots, le « bénir » (c'est-à-dire littéralement « dire du bien ») et à reconnaître qu’il « vient au nom du seigneur » (puisque c’est lui – le Pape - qui dit venir au nom du Seigneur) ?

Beaucoup, parmi ceux qui appellent de leurs vœux à la paix sociale dans notre pays, vivent cependant une laïcité de combat : il serait bon qu’ils prennent conscience de l’incohérence entre ces deux aspirations !

Ils pourraient pour cela écouter à nouveau Shimon Perez qui a dit au Pape, au cours du même voyage : « Vous construisez des ponts et des rapports entre peuples jusqu’ici ennemis » : « les citoyens israéliens sont émus de votre arrivée » qui suscite « une grande espérance pour l’avenir ».

vendredi 23 mai 2014

Budget de la Défense nationale et chefs d'état-majors

Des journalistes rapportent que les quatre chefs d’état-major (Armées, Terre, Air et Marine) font savoir que, en cas de baisse des crédits militaires, ils pourraient déposer leurs képis et leurs casquettes, ce qui ne s’est jamais vu. Que peut-on en penser ?

Pour répondre, à ma manière à cette question, je prendrai mes exemples dans la Marine nationale pour une démonstration que je souhaite claire et simple. Tout ce que je dirai est transposable à l’armée de Terre et à l’armée de l’Air.

Les armées ont 5 missions stratégiques, je n’en aborde que 3.

-         Dissuader (« La dissuasion nucléaire reste la garantie ultime de la sécurité et de l'indépendance de la France vis-à-vis de toute agression »). 4 SNLE (sous-marins nucléaires lance engins) assurent cette mission. Il est facile de convenir que c’est très peu car cette dissuasion nécessite en permanence, 24h sur 24, 365 jours sur 365, un SNLE à la mer en posture de dissuasion. Diminuer le budget de la Défense nationale pourrait revenir à supprimer cette capacité stratégique de la France.

-         Intervenir (« La capacité d'intervention garantit nos intérêts stratégiques et de sécurité, et nos responsabilités internationales »). Nos intérêts stratégiques sont divers : il peut s’agir d’assurer la protection de nos approvisionnements stratégiques tels que le pétrole, d’assurer la sécurité de nos territoires d’outre-mer, ou d’intervenir dans le monde dans le cadre de nos responsabilités internationales (la France fait partie des 5 membres permanents du Conseil des nations unies) car la France souhaite participer à la pacification et à la stabilité du monde. Pour cela nous avons 1 porte-avions (PA) : la capacité de projection rapide de la France repose très souvent sur cet outil de puissance. Diminuer le budget de la Défense pourrait revenir à supprimer cette capacité et à faire de la France un pays incapable d’influer sur le cours du monde.
Ce porte-avions a besoin de frégates de défense aérienne (FDA) pour le protéger contre une menace aérienne, par avions ou missiles. Nous avons 4 FDA, ce qui est extrêmement limité. Diminuer le budget de la Défense pourrait conduire à ne pas pouvoir assurer la protection du PA en toutes circonstances.
Les SNLE comme le PA ont besoin de frégates de lutte anti-sous-marine (FASM) pour les protéger contre la menace sous-marine. Nous avons 6 FASM. A certains moments, un SNLE a besoin de deux FASM en océan Atlantique, et le PA en a besoin au moins de deux. Comment peut-on concevoir d’avoir moins de FASM qu’aujourd’hui ?

-         Prévenir (« La prévention consiste à agir en amont des crises pour éviter leur apparition ou leur aggravation »). Cette mission s’appuie notamment sur les forces pré positionnées : nous avons ainsi 6 frégates de surveillance réparties en océan indien, océan pacifique et zone Antilles-Guyanne. Ce sont les seuls bâtiments de haute mer basés dans nos territoires d’outre-mer. Or, la France possède le deuxième territoire maritime du monde (11 millions de km² de « zone économique exclusive », ZEE) qu’il nous est impossible de surveiller avec si peu de bâtiments. Comment peut-on concevoir d’en avoir moins ?
La prévention, c’est aussi par exemple la force maritime déployée depuis plusieurs années en océan indien pour lutter contre la piraterie (force européenne Atalante, à laquelle la France participe à hauteur de 2 bâtiments et d’un avion de patrouille maritime) et dans le golfe de Guinée dans le cadre de la mission Corymbe (1 navire en permanence) pour préserver les intérêts économiques français dans cette zone, pour être prêts à évacuer les ressortissants français et européens résidant en Afrique de l'Ouest, pour soutenir les forces françaises pré positionnées et pour lutter contre la piraterie. Ces bâtiments sont pris principalement parmi les 9 avisos, les 3 BPC et les 5 frégates Lafayette.

Peut-on concevoir que l’on soit capable d’assurer ces missions et toutes les autres que je ne citerai pas précisément (surveillance maritimes des approches du territoire français, surveillance des pêches, sauvetage en mer, …) avec encore moins de bateaux ? D’autant que les bâtiments de guerre nécessitent régulièrement un entretien, ce qui fait que nous n’avons jamais tous nos navires disponibles simultanément. Et il en est de même avec l’aéronautique navale qui n’est par exemple, capable de ne fournir qu’un seul groupe aérien au porte-avions. Vraiment, le format de la Marine nationale, aujourd’hui, est au plus juste par rapport aux missions qui lui sont dévolues, il est même insuffisant. Il en est de même pour les autres armées.

Le budget de la Défense n’a cessé de diminuer depuis 60 ans, comme le montre cette courbe synthétique.


 On conçoit bien que les besoins de Défense ne soient plus les mêmes qu’au sortir de la deuxième guerre mondiale et que la part de la Défense dans le PIB national ait diminué. On voit bien, aussi, qu’après la chute du mur de Berlin, le budget a chuté de manière forte, chaque Etat européen disant qu’il fallait récolter les « dividendes de la paix ». Mais, jusqu’où est-il sensé de le diminuer ?

Pour les pacifistes de cœur, il ne sera jamais assez bas. Mais, il serait logique qu’ils cessent de fermer à clef leur maison, de mettre une alarme dans leur voiture, de cadenasser leur portail.

Pour ceux qui pensent que le monde ne sera jamais un monde de paix et qu’il est nécessaire d’avoir une force armée, ils ne peuvent que convenir qu’un minimum du PIB doive être consacré à la Défense.

Pour ceux qui savent que la France a des intérêts répartis dans le monde entier (territoires d’outre-mer et ZEE), ils peuvent convenir que le budget de Défense de la France soit bien supérieur à un pays sans intérêt territorial extérieur.

Pour ceux qui pensent que la France a des responsabilités internationales car elle fait partie du Conseil des nations unies, car elle est à la tête de la francophonie, car son histoire est mêlée à celle du monde entier et qu’elle y est attendue comme référence internationale, car elle emploie sa force armée dans le cadre d’un droit juste et international au service de la stabilité et de la paix du monde et avec une armée aguerrie, extrêmement compétente et respectueuse des droits de l’homme, pour tout cela il doit être évident que l’effort de défense de la France doit être supérieur à bien d’autres nations.

Pour ceux qui savent qu’il y a actuellement une croissance des budgets des armées en de nombreux pays au monde, pays qui ne nous seront pas nécessairement amicaux, il est évident que nous ne pouvons rester à un niveau d’effort inférieur à 2% du PIB.

La question que l’on objectera immédiatement à cette analyse est celle de la situation négative des finances publiques aujourd’hui, et de la recherche de 50 milliards d’économies. Cette objection ne tient pas car la question des finances publiques est celle de la volonté des hommes politiques, du gouvernement. Ce dernier peut, s’il le veut, attribuer 2% du PIB au budget de la Défense : il lui suffit de trouver ailleurs des économies. Comment oser dire cela ? Tout simplement car la Défense est au cœur des attributions régaliennes de l’Etat : cette position oblige !

Aussi, l’émoi des chefs d’états-majors est compréhensible. Disant cela, je ne chercherais pas à les influencer (je ne le peux d’ailleurs pas) : ils sont libres de se positionner comme ils l’estiment face à cette question budgétaire. Cette question est, en fait, bien plus que cela : c'est une question de politique générale de la France, une question qui décide de la place de la France dans le monde.


vendredi 28 mars 2014

Le « genre » à l’école : réalité ou phantasme ?



A la veille du deuxième tour des élections municipales, ce thème pourrait paraître éloigné des questions de société actuelles, tant d'autres sujets politiques font la une de l'actualité.

Pourtant, les promoteurs du genre continuent la promotion de cette idéologie et ne cesseront de le faire tant qu'ils seront aux affaires. Rappelons-nous ce proverbe : " Il faut se méfier de l'eau qui dort " ...

1/ L’imposition du « genre » à  l’école est-elle vraiment une rumeur ?

Beaucoup le croient, j’en ai souvent des preuves concrètes dans le cadre de mes rencontres personnelles.

Les personnes disent, en effet, que le « genre » est simplement la recherche d’égalité entre hommes et femmes et que ces actions permettront, par exemple, aux petites-filles de choisir, sans pression de leur environnement, un métier plutôt masculin qui leur est quasiment interdit aujourd’hui : c'est vraiment très gentil et mignon !
Certaines m'ont dit également : « Mais vous exagérez, il s’agit simplement d’une question d’égalité entre hommes et femmes ! ». Il faut noter néanmoins que plusieurs de ces personnes ne savaient pas ce que veulent dire les mots  « gender » ou « genre ».

Pourtant, le « genre » est bien autre chose qu’une question de simple égalité !!

Cela me rappelle la première fois de ma vie où j’ai vu une taupinière : je n’imaginais pas les nombreuses ramifications souterraines dont elle était le modeste indice !
Avec le « genre », il en va de même : les promoteurs de cette « théorie » avancent masqués. Lorsque l’on voit leurs premières taupinières, on ne s’émeut pas, au contraire on applaudit : « enfin, des personnes nobles qui luttent pour une cause noble, l’égalité des garçons et des filles ! ».

Mais, vous le savez, quand apparaît la première taupinière, votre terrain est déjà ravagé en profondeur par les nombreuses galeries creusées patiemment depuis longtemps. Quand on vous dit que le « genre » a pour objectif de réaliser l’égalité entre garçons et filles à l’école, voici ce qui se passe réellement et que vous ne voyez pas :


Le « genre » est en effet multi-facettes car il vise à abolir le mariage, à promouvoir toute forme de sexualité et, plus profondément, à détruire les fondements de notre culture nationale.
Pour cela, il passe par des décisions ou projets très concrets pour inoculer dans nos esprits les germes d'une dégénérescence philosophique : mariage entre personnes homosexuelles, procréation médicale assistée (PMA) étendue aux personnes homosexuelles, gestation pour autrui (GPA) pour faire porter un enfant pendant la grossesse par une autre femme. Il y aura d'autres étapes qui seront dévoilées en temps voulu.

Oui, le « genre » est un puissant mécanisme de transformation des mentalités et des comportements qui a déjà sapé le bon sens des Français, s’est imposé au sein même du gouvernement et se déploie depuis des années à l’école. 

Je vous invite à consulter le diaporama suivant pour voir tout ce qui se fait et se prépare : 

Il faut savoir que la théorie du genre est déjà dans les programmes de français, d’histoire, de SVT, d’éducation sexuelle depuis plusieurs années au collège et au lycée.

Cette « théorie » va bientôt se répandre à l’école, de la grande section au CM2, avec pour support « L’ABCD de l’égalité », valable aussi pour les ateliers périscolaires. Une " expérimentation " a lieu dans 10 académies (soit 250 écoles et 600 classes), l'extension à l'ensemble des académies étant prévue à la rentrée prochaine. 

Si vous faites partie de l’une de ces 10 académies et que l’on vous dit, dans l’école de vos enfants, que le genre n’est pas enseigné à l’école c'est probablement parce que cette école ne fait pas partie de celles qui ont été choisies pour l’expérimentation nationale.

La mission de l'école, c'est d'instruire les élèves. 

Elle n'a pas à se substituer aux parents qui sont, par nature, les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. 

Une école qui remplit bien sa mission d'instruction est de fait éducatrice :

-   elle donne aux enfants les moyens de devenir adultes,
-                    -par les règles de vie qu'elle institue, elle est un lieu d'apprentissage du respect de l'autre,
-  elle donne l'exemple d'un corps professoral de qualité.

 L'école n'a donc pas à se charger de missions explicites d'éducation : elle est éducatrice en soi.

2/ Le genre à mots couverts

Suite à la dernière manifestation de La Manif Pour Tous en février, les promoteurs du genre ont entrepris de ne plus employer ce mot et de le remplacer par celui de " stéréotype ". Cependant, il reste de nombreux textes parus antérieurement dans lesquels ce mot ne peut être effacé !

Pour bien prendre conscience de la volonté des promoteurs du genre, voici quelques citations dont vous trouverez les origines dans le diaporama déjà cité : 

" Nous devons faire qu'il y ait très tôt dans l'école les informations sur la sexualité et le genre ".

" Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ... ".

Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents ".

" Les stéréotypes de genre doivent être remis en question dès l’école primaire ".

" ... en assurant une meilleure visibilité de l’homosexualité et de la transsexualité à l’École ".

" La création du programme "ABCD de l’égalité", ..., vise à déconstruire des stéréotypes de genre ". 

Certaines de ces citations font froid dans le dos ! Il s’agit, en effet, d’une véritable révolution culturelle que l’on veut faire passer au forceps en France et dans nos lois.

3/ Un peu de légèreté pour finir, quoique !

Avez-vous remarqué que, de plus en plus souvent la langue française est féminisée ? Professeure, ingénieure, …

Pour montrer que la place grammaticale du masculin est du passé, certains n’hésitent pas à indiquer simultanément les deux formes grammaticales de genre lorsqu’elles coexistent dans la formulation d’une phrase (adjectifs, participes passés, …), ce qui donne ce texte imbuvable :

Il faut « créer des chaires destinées à accueillir des enseignant-e-s chercheur-e-s étrangers-ères spécialistes du genre reconnu-e-s pour leurs travaux ».

Nous avons là un exemple de ce que risquent de devenir les textes et les phrases : ce genre d’écriture se présente comme une machine à enfoncer dans le crâne que l’homme et la femme sont « égaux » en tout et sans distinction de nature. La grammaire est revue et corrigée sans autre réflexion que celle d’un militantisme débridé !

Pour ma part, je trouve un tel texte insupportable à lire. Et je me souviens de cette citation : « Sire, vous méprisez la grammaire, un jour vous mépriserez la raison ! ».  Il s’agit d’une admonestation du précepteur du Grand Dauphin (Bossuet, l’évêque de Meaux) au Grand Dauphin (le fils aîné de Louis XIV) : on avait du bon sens à l’époque !

J’ai oublié de vous dire : oui, l'homme et la femme sont égaux ... en dignité. Mais, pour ce qui concerne leur nature masculine ou féminine, ils sont fondamentalement complémentaires ! Et cette complémentarité est source de richesse dans leurs relations !

dimanche 12 janvier 2014

Centre-Afrique : guerre de religion ?

Les médias présentent le conflit en Centre-Afrique comme une guerre de religion, celle entre milices chrétiennes et milices musulmanes, celle tout simplement entre chrétiens et musulmans proches géographiquement.

Cette présentation systématique de guerre de religion me dérange. Tout d'abord, parce que je ressens très souvent les médias français comme hostiles aux religions, ou au christianisme : c'est une position de principe ! Alors, je me dis que peut-être leur analyse est trop simple et trop confortable. Ils ont ainsi une grille de lecture qu'ils imposent à leurs auditeurs ou lecteurs, grille de lecture toute faite, parée à l'emploi et que l'on ne peut remettre en question : voyons, c'est si évident qu'il s'agit d'une guerre de religion !

Pourtant, j'ai eu souvent l'occasion d'étudier des conflits présents et passés et j'en suis arrivé à une conclusion quasi générale : les guerres de religion (sous entendu " strictement de religion ") n'ont pas été nombreuses dans l'histoire des hommes. En effet, la première cause de conflit a été la conquête de territoire : pour s'agrandir (voyez l'histoire de France et les guerres de tous les Etats qui deviendront l'Europe), pour les richesses espérées (conquête de l'Amérique), pour se protéger en cherchant à atteindre une barrière naturelle (Israël), pour reprendre ce qui avait été perdu (l'Alsace et la Lorraine), ...

Cet accroissement de territoire est ensuite très souvent directement lié au désir de puissance du chef d'Etat (s'agrandir géographiquement, c'est se faire reconnaître plus grand, plus fort, plus puissant, plus majestueux). On peut penser naturellement à Napoléon, mais on trouve cela aussi pour de nombreux conflits internes à la Chine, au long de sa longue histoire. Aujourd'hui, de nombreux conflits trouvent leur source dans la recherche de profits à travers les trafics d'armes, de cigarette, de drogue, en particulier au Sahel.

Par ailleurs, quand vous entrez en guerre, il est important que vous ayez le maximum de raisons de vous battre à mort contre votre adversaire : l'enjeu est trop grave pour ne pas mettre tous ses atouts de son côté ! Aussi, ceux qui décident d'entrer en guerre vont donner à leurs combattants de multiples raisons de se battre, et ils vont alors utiliser pour cela toutes les différences possibles entre les deux peuples. Les grandes différences sont la langue, la religion, la couleur de peau, la culture. Ensuite, il est possible d'y ajouter d'autres facteurs : l'histoire entre les deux peuples (que la mémoire des conflits antérieurs est mortifère !), l'espoir de richesses prises à l'autre, sa propre supériorité idéalisée, ...

La religion étant donc un puissant facteur de différenciation, chaque fois que possible elle est mise en exergue, même si la raison initiale du conflit n'est pas religieuse.

Alors, Centre-Afrique, guerre de religion ou pas ?

Remarquons tout d'abord que les deux communautés religieuses (chrétienne et musulmane) sont largement représentées dans la population (80% chrétiens et 20% musulmans) et qu'elles vivaient en bonne entente jusqu'à ces derniers temps. Pourquoi donc la religion serait-elle devenu subitement un facteur de conflit ? D'autant plus que l'on voit que les autorités religieuses interviennent de concert pour essayer de pacifier la situation.

En réalité, le conflit est venu à partir d'une lutte de pouvoir pour la direction du pays : les rebelles de la Séléka ont conduit au pouvoir l'ex-président Djotodia puis ont profité du vide du pouvoir pour commettre leurs exactions et leurs pillages, engendrant un cycle de violence fondé sur la peur ou sur la transgression. Nous savons que ces rebelles venaient, pour beaucoup, de l'étranger : le conflit est donc né d'une absence de pouvoir politique et a eu pour support des malfaiteurs organisés militairement, par lucre et plaisir d'un pouvoir sanguinaire. L'amalgame journalistique entre Séléka et musulmans a été alors facile.

Voici comment ont fait l'histoire et comment, lorsque l'on n'aime pas les religions - la religion chrétienne ou la religion musulmane en particulier, on leur fait porter un chapeau : les auditeurs ou lecteurs n'entendant que cela sont alors convaincus que les religions sont source de guerres !

Dans La Croix du 3 janvier, le politologue Pascal Boniface donne de nombreux exemples de mauvaises interprétations : son article s'intitule " Les conflits n'ont jamais une cause unique ". Dans le même journal, Nicolas Le Roux, professeur d'histoire (article " La leçon de nos anciennes guerres ") donne des exemples identiques pour ce que l'on appelle communément et commodément les " guerres de religion " des XVIème et XVIIème siècle.

A destination des chrétiens, je dirais donc : soyez méfiants lorsqu'on vous parle de guerre de religion et ne tombez pas dans le panneau ! Souvent les conflits ont bien un facteur religieux, mais très souvent ce facteur n'est pas le facteur déclenchant : le conflit n'a pas pour raison fondamentale la religion. Revisitez l'histoire à travers des auteurs impartiaux et vous verrez que nos complexes de catholiques fauteurs de guerres de religion s'évanouiront en grande partie !

A destinations des incroyants ou des athées, je dirais : méfiez-vous lorsqu'on vous parle de guerre de religion, vérifiez si c'est bien la cause du conflit en question. Vérifiez si ceux qui l'expliquent ainsi soit ne cherchent pas à saisir cette occasion pour dire du mal des religions (ce qui n'est ni scientifique ni honnête), soit font preuve de pauvreté intellectuelle, ne sachant pas analyser plus sérieusement les causes du conflit !